Quel plaisir de parler immobilier dans les dîners en ville
ces temps ci. Chacun y va de son anecdote sur la crise immobilière « Mais en province ils rayent carrément les prix des annonces » . « Moi je me dis que dans quelques années on va pouvoir
acheter » . Et quand on évoque Dubaï et son immobilier, ce n’est plus aujourd’hui le symbole du dynamisme économique, mais c’est un royaume construit sur du sable que chacun dénonce.
A la recherche de nouvelle fraîches sur ce « nouvel eldorado » ( spéciale dédicace aux journalistes de Capital sur M6), on tombe sur un article de Courrier international qui laisse présager de
grands moments de rire dans le futur.

Le message de cet pub immo est clair : grace à l'agent gagné avec vos prostitués ( premier plan) les mac Russe (pantalon blanc) peuvent donner leur argent à
Donald Trump.
Les choses vont mal tourner pour « investisseurs de Dubaï » ( extrait de l’article) :
- depuis le 5 octobre, la Bourse de Dubaï a perdu un quart de sa valeur, à cause notamment de la dégringolade des valeurs immobilières]
- la confiance des investisseurs a été entamée par une longue succession de scandales dans le monde des affaires, compromettant les rêves de Dubaï de devenir la capitale financière de la
région.
- Jusqu'à récemment, le volume de crédit augmentait à Dubaï de 49 % par an un taux presque deux fois supérieur à la croissance des dépôts de la banque.
-Les spéculateurs ont souvent emprunté pour payer 10 % du prix d'un immeuble qui n'avait pas encore été construit, dans le seul but de le revendre.
Réservez votre soirée dans quelques mois vous aurez droit à un reportage plein de chantier abandonné, de villa de luxe à vendre une bouché de pain, de grande avenue vide, d’ex magnat de
l’immo en prison, de dénonciation d’une ville construite avec l’argent sale.
Symbole absolu de cette aberration qu’est Dudaï, en plein tempête financière s’ouvrait, il y a quelques jours, le
plus grand centre commercial du monde… Au milieu du désert, dans un pays régit par la charia. What the fuck !
hum, j'aime le krach
Dimanche 21 septembre 2008
Qui a mis du LSD dans le distributeur d’eau de la FNAIM ? Si il y a un an, un marabout de
Barbès vous avait dit qu’en septembre 2008 la FNAIM annoncerait que les prix pouvait baisser de 20% sur six mois, vous ne l’auriez jamais cru. Même le plus allumés des trolls de
Boursorama, les militants les plus extrémistes de Bulle-immobilière n’auraient jamais osé annoncer que les prix à Paris pouvaient baisser de 20 % en six mois. Oui, ce n'est pas un
canulard répétons le : selon la FNAIM les prix pourraient baisser de 20% en six mois à Paris.
Image
d'illutration sans rapport direct avec le sujet de l'article
Car si c’est le président de la FNAIM qui annonce ça. Ce n’est pas René Palincourt l’homme au palais en mélèze et à la langue en tek. Non, il y a eu du changement. Aujourd’hui, c’est un homme neuf
(Henry Buzy-Cazaux) qui dirige cette société et peu donc, vierge, assumer cette nouvelle période. On peut voir à sa bio qu’il n’est pas issu du monde des agents immobilier, il est même agrégé de
philo. Il va lui falloir être philosophe, c’est bien.
Hum, j'aime le krach
Ce libé là, au bureau, à
Paris, il a fait son petit effet. Anxiogène. On a vu des têtes ce matin. Annie, alors qu' l'on en parlait, restait là. Elle se tortillait sur sa
chaise. Elle ne voulait pas parler.
Elle avait acheté dans le mauvais 17 é en espérant revendre, pour habiter plus loin. Là elle sentait les choses lui échapper. D'autres qui envisagent
de revendre dans un an ou deux, se sentent mal. Ils se disent qu'ils n'ont pas peur, mais quand même regarde en détail sur seloger comment les choses se passe dans leur coin.
- Tiens se loger annonce que les prix sont en baisse dans ton coin
!
- Ouais mais ce n'est pas
représentatif, c'est sur les deux derniers mois ...
Tout à coup cette assurance que la baisse est pour les autres vacille, l'angoisse et là. Il n'y a rien de plus désagréable que la sensation de
perdre de l'argent (bien qu'un cancer du poumon soit déplaisant aussi). Il se forme comme une boule dans le ventre, on se sent con, on se dit qu'on aurait pas du, que si on avait fait comme ça.
Cet article de Libé marque vraiment la montée en puissance de l'angoisse. Libé number one dans la crainte face à la crise des subprime, l'immo US, la baisse de la bourse, la monté du pétrole,
monte d'un cran en générant une angoisse bien quotidienne, la perte de son bien "les économies de toute une vie".
Hum, j'aime le krach
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