Dimanche 26 octobre 2008
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Qui sait ce qui va se passer maintenant ? Comment y voir clair quand 99 % des
commentateurs de cette crise, ceux qui occupent 99% de l’espace médiatique, n’ont rien vu venir. La seule chose qu’ils sont capables de faire : s’enthousiasmer quand le lundi la bourse
repart et le jeudi, quand elle baisse, dénoncer ceux qui s’étaient enthousiasme un peu vite .
Aujourd’hui plus grand monde ne fait des prévisions pour le futur. Les mauvais, restent abstrait parlent de récession de "période difficile". Incompétence. Un des rare à oser est Marc de Scitivaux.
Sur BFM, il expliquait la semain dernière qu’une énorme bulle immobilière en chine allait exploser dans les
prochain mois. Dans cet article Du Figaro, il parle du problème des
fonds d’investissement et d’une deuxième couche de crise financière à venir « Cette baisse à venir de l'activité devrait s'accompagner d'un second choc financier lié, cette fois, à la
mise en difficulté d'un certain nombre de fonds d'investissement qui ont racheté des entreprises avec un fort levier sur la dette. Ces fonds vont se retrouver étranglés par les charges financières
plus lourdes »
Mais revenons a l’immobilier pour les vrais gens. Plongeons nous dans la presse de province. Dans cet article de La république du centre, nouvelle politique des banques est détaillé : on ne prête plus aux pauvres (troisième paragraphe, que je résume). Conséquence pour le marché immo :
fini les projets de cottage en parpaings qui défigurent les abords de villages de France. Fini les primo accédants à qui on vend des deux pièces au premier étage à 300 000 euro. La
contraction va se faire d’abord et de façon plus violente sur les bouses que sur les appart familliaux du côté des Invalides. Cette baisse va s’accentuer encore avec la crise économique
réelle. On en voit à peine le bout du nez. Car quand on a peur pour sa retraite , on investi dans l’immobilier, mais quand on a peur de perdre son boulo demain, on ne s’endette pas. Cette
configuration est à peine en place que déjà la FNAIM annonce une baisse des
appartements de 5% en septembre. Avant les apparts prenaient 10 % par an maintenant ils perdent 5 % par
mois.
Comme lors de la crise de 1991 les volumes vont diminuer et tous les prix vont baisser dans un jeu de domino qui va faire très mal. Et a tout ceux qui pensaient que Paris seraient épargné par
cette crise, il n’y a qu’une chose à dire. Pas la peine de discuter. Allez voir sur la carte de Se loger. C’est clair net et précis,
c’est l’hallali, c’est mort, les prix s’écroulent et ça commence aujourd’hui.
Les
prix des appartements ne peuvent pas baisser à Paris : la preuve
PS : Ebay vient de lancer un site de vente d’immobilier. On a attent le premier courageux à mettre son bien en vente à un euro.
Hum, j'aime le krach
Un sujet très peu évoqué ici et là, et qui pourtant me semble d'actualité chaude, c'est les prix de la location.
Certes, on voit le volume de transactions s'effondrer un peu partout, atteignant des plus bas plus bas que la crise des années 90.
Du coup, on s'asseoit derrière sa boule de cristal et on tente de prédire des baisses abyssales, du jamais vu.
Mais quid de la location ? Je lis et entend que le marché immobilier est à l'agonie et quand je cherche à louer dans un coin qui me plaît, en attendant d'acheter, Annecy en l'occurence, je constate que malgré la paralysie transactionnelle qui frappe ledit marché, les bailleurs ne revoient pas leurs prétentions à labaisse. Tout ça pour dire qu'on arrive à un cas de figure pour le moins incongru où le coût du locatif excède le coût de l'achat (dans la mesure où les fonds propres sont conséquents). N'importe quoi...
Qu'en pense l'auteur de ce blog ? J'ai l'impression que la baisse des prix de vente amplifiera celle du prix des locations simplement parce que l'immobilier est devenu un produit financier comme un autre ; et un placement qui offre un rendement 4 ou 5 fois moindre que de l'action CAC40 à prix cassé, on s'en débarasse assez vite, non ?
Cela étant dit, c'est dommage que tu ne mettes pas à jour tes articles plus souvent, à l'image de immoboum ; du coup pas mal de lecteurs transfuges chez Maxime...
de plus, la location n'avais pas augmenté autant que les prix d'achats
Je n'y crois pas une seconde. Mon frère vend un superbe deux-pièces de 40m2 mairie du 18ème, le quartier BO-BO à la con où tous les djeune's veulent habiter. Son appart est nickel chrome. une perle
Il doit faire un rabais de 10 % s'il veut vendre. c'est sa meilleure proposition...
Moi pour m'informer de maniere plus objectif sur l'actualité française: je regarde des emissions/des JTs sur des chaines étrangères ... et c'est amusant/instructif de comparer la même info traitée par différents médias.
Beaucoup von-être obligés de revendre forcément à perte because crédit+charges>assedic, divorce ou séparation. Quant au prêts-relais, effectivement en ce moment c'est pas très bon, et il y en a. Les saisies hypotécaires.... les banques aujourd'hui sont plus affamées que jamais. Il y a des banquiers qui trouvent toujours le moyen de faire saisir votre bien. C'est leur boulot et ils sont payés pour ca.
Bref ce n'est pas un an qu'il faudra attendre, mais plutôt entre 10 et 15. les cycles immobiliers sont très longs. 10 ans de hausse on peut s'attendre donc au moins à 10 ans de baisse. Donc vendre a perte, avec grosses pertes. certains n'auront pas le choix... d'autres loueront leur bien pour rembourser le crédit et retourneront habiter chez maman pour réduire les frais.
Quant aux suites, le crédit repartira bien avant l'immobilier. c'est comme ca, la finance c'est beaucoup plus fluide et réactif que l'immobilier. et les prix seront tellement bas qu'il n'y aura pas besoin de souscrire à des crédits suicidaires.
on vous l'avait dit qu'il fallait attendre.
La sévère montée des prix des années 97 à 2007 a peu à peu asséché le nombre d'acquéreurs potentiels sur le marché. En attendnant les ménages ont payé le prix fort pour le plus grand bonheur de ceux soutirant des commissions sur de tels achats. La fin du crédit faciel a mis un cout d'arret aux abus. Toutefois les seules ressources financieres des ménages ne permettent pas désormais à ces derniers d'acheter des biens dont le prix a explosé en 10 ans +140 % . La baisse est donc inévitable mais en attendant, les ménages ( vendeurs et acquéreurs) payent à nouveau le prix fort de tous ces abus de part cette situation difficile.
Pour une majorité de francais, ce n'est pas le moment d'acheter. Beaucoup restent particulierement attentistes.
Aussi Obtenir un financement s'avère difficile meme si les banques essaient tant bien que mal de faire quelques efforts.
Le marché va donc rester figé quelques mois encore, obligeant les prix à baisser. Lorsque les prix auront suffisamment baissé, le marché redeviendra plus fluide.